Les conditions :
– Les propriétaires occupants, bailleurs ou sociétés civiles, éventuellement en copropriété.
– Copropriétaire (et non le syndicat de copropriétaires) occupant ou bailleur pour financer la quote-part de travaux d’intérêt collectif réalisés sur les parties privatives. L’éco-PTZ permet également de financer des travaux réalisés sur les parties et équipements communs de l’immeuble.
– Le logement en question est un logement individuel ou collectif de plus de 2ans.
– Le prêt est accordé sans condition de ressources.
– Un seul éco-prêt à taux zéro est attribué par logement.
Montant et durée :
Le montant maximal de l’éco-PTZ est de :
– 7 000 € pour une action simple sur les parois vitrées,
– 15 000 € pour une action simple de travaux d’une autre nature,
– 25 000 € pour un bouquet de 2 travaux,
– 30 000 € pour un bouquet de 3 travaux ou plus.
La durée maximale pour rembourser un éco-PTZ est de 15 ans.
Tant que l’éco-PTZ n’est pas intégralement remboursé, votre logement ne peut pas être :
– transformé en local commercial ou professionnel,
– mis en location saisonnière,
– utilisé comme résidence secondaire.
Cumul avec le crédit d’impôt :
L’éco-PTZ est cumulable avec :
– les aides de l’Anah et des collectivités territoriales,
– les certificats d’économies d’énergie,
– le PTZ pour l’accession à la propriété.
Il est également cumulable avec le crédit d’impôt pour la transition énergétique, sous certaines conditions.
Marche à suivre
Faire un ou des devis pour les travaux envisagés, par une entreprise RGE, et remplir le formulaire type “devis” téléchargeable sur le site du Ministère de l’écologie, de l’énergie et du développement durable.
Vous devez ensuite vous adresser à votre banque, (seules les banques ayant signé une convention avec l’état peuvent distribuer l’éco-PTZ. Il convient donc de se renseigner auprès de votre banque) muni de votre formulaire complété accompagné de :
– justificatif de l’utilisation du logement en tant que résidence principale (si le logement n’est pas encore votre résidence principale, il doit le devenir dans les 6 mois qui suivent la date de réalisation des travaux)
– Dernier avis d’imposition
– Descriptif des travaux faisant notamment apparaître le montant prévisionnel des travaux, signé par chaque entreprise RGE, ainsi que l’ensemble des devis détaillés associés
– la copie de l’agrément RGE de votre installateur que vous pouvez retrouver sur le site gouvernemental :
LOI DE FINANCE pour 2011
(n° 2010-1657 du 29 décembre 2010)
Télécharger les textes de référence au format PDF :
Loi de finance 2009 , Loi rectificative 2010
, extrait de la loi de finance 2011 et loi de finance 2012 .
Eco-prêt (art. 99 / CGI : art. 244 quater U)
Définition :
L’ Eco Prêt à taux zéro est destiné à financer des travaux d’amélioration de la performance énergétique des logements achevés avant le 1er janvier 1990 à usage de résidence principale.
Pour répondre aux objectifs du Grenelle de l’environnement des mesures spécifiques de prévention des risques pour l’environnement (notamment par la réduction des gaz à effet de serre), sont prises pour les constructions existantes par le biais d’incitations financières et fiscales.
Comme pour le prêt à taux zéro destiné à l’acquisition de la résidence principale, ce prêt à 0 % aidé par l’Etat est accordé par les établissements de crédit (CGI : art. 244 quater U).
L’octroi de cette aide financière (dite Eco Prêt) vise à inciter à la réalisation de travaux lourds permettant de faire diminuer sensiblement la consommation énergétique destinée au chauffage des logements anciens les moins performants.
Sont définis les conditions d’attribution, les bénéficiaires et le montant.
Des décrets codifieront les principes de l’Eco Prêt, les niveaux d’exigence de performance et ses modalités financières.
L’Eco Prêt entrera en application le 1er jour du 3ème mois suivant la publication au journal officiel du décret d’application du dispositif. Son application est limitée dans la durée jusqu’au 31 décembre 2013.
’emprunteur fournit à l’établissement de crédit, à l’appui de sa demande d’Eco Prêt, un descriptif et un devis détaillés des travaux envisagés.
Il transmet, dans un délai de 2 ans à compter de la date d’octroi du prêt, tous les éléments justifiant que les travaux ont été effectivement réalisés conformément au descriptif et au devis détaillés et remplissent les conditions requises (décret à paraître). Les travaux doivent donc être achevés dans les 2 ans de l’octroi du prêt.
Aménagement du crédit d’impôt en faveur des économies d’énergie et du développement durable
(art. 109 / CGI : art. 200 quater)
Le crédit d’impôt sur les revenu pour dépenses d’équipement de l’habitation principale est prorogé jusqu’au 31 décembre 2012, et il peut désormais bénéficier aux propriétaires bailleurs sous certaines conditions. Le champ des dépenses éligibles ainsi que les taux du crédit d’impôt sont par ailleurs actualisés.
Certains équipements sont désormais exclus :
– chaudières à basse température
– pompes à chaleur air/air.
Mais certaines opérations, en revanche, sont désormais éligibles.
Pour les dépenses afférentes à un immeuble achevé depuis plus de deux ans, payées entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2012, il est prévu :
- l’élargissement de l’assiette aux frais de main-d’œuvre pour la pose de matériaux d’isolation thermique des parois opaques. Le taux applicable pour ces frais de pose est de 25 %, il est porté à 40 % lorsque ces dépenses concernent un logement achevé avant le 1er janvier 1977 et sont réalisées au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle de son acquisition à titre onéreux ou gratuit,
- l’éligibilité de la réalisation d’un Diagnostique de Performance Energétique (DPE)(hors les cas où il est obligatoire, c’est-à-dire en cas de vente ou de location d’un logement). Un seul DPE sera éligible par période de cinq ans et le taux du crédit d’impôt sera de 50 %.
Cette réduction est applicable aux dépenses d’équipements de chauffage ou de production d’eau chaude indépendant fonctionnant au bois ou autres biomasses et de pompes à chaleur
Le taux de 50 % est ramené :
– à 40 % pour les dépenses payées en 2009,
– à 25 % pour les dépenses payées à compter de 2010 (sauf les cas où ces équipements sont installés dans un logement achevé avant le 1er janvier 1977 et que les dépenses sont réalisées au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle de son acquisition à titre onéreux ou gratuit : dans ce cas le taux sera toujours de 40 %).
La mesure s’applique pour les dépenses payées à compter du 1er janvier 2009
Les crédits d’impôts correspondant à ces nouvelles dispositions seront donc imputés sur l’impôt sur le revenu de 2009 et payé en 2010.
Le crédit d’impôt au titre des intérêts d’emprunts contractés pour l’acquisition de l’habitation principale est aménagé.
Les logements acquis neufs, en l’état futur d’achèvement ou que le contribuable fait construire devront respecter les normes en vigueur relatives aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique (CCH : art. L.111-9).
Cette obligation s’appliquera aux logements neufs faisant l’objet d’une demande de permis de construire déposée à compter de l’entrée en vigueur d’un décret (définissant les modalités et les justificatifs à apporter), et au plus tard le 1er janvier 2010.
Par ailleurs, une majoration du crédit d’impôt est prévue pour l’acquisition ou la construction d’un logement neuf dont la performance énergétique est supérieure à la réglementation en vigueur : dans ce cas, les intérêts d’emprunts sont ceux payés au titre des sept premières annuités (et non plus 5), et le taux du crédit d’impôt est porté à 40 % pendant toute cette période.
Pour bénéficier du crédit d’impôt dans cette hypothèse, le contribuable doit justifier que son logement présente effectivement un niveau de performance énergétique supérieur à ce qu’impose la réglementation en vigueur. Le décret du 2 janvier 2009 ( PDF du JO du 3.1.09 ) vise les logements répondant aux conditions d’attribution du label “bâtiment basse consommation énergétique, BBC 2005”. En pratique, le maître d’ouvrage pourra solliciter un organisme certifié pour obtenir le label « haute performance énergétique » qui s’applique aux bâtiments respectant la norme BBC (selon les modalités fixées par l’arrêté du 8.5.07).
Cette majoration s’applique aux logements neufs ou en l’état futur d’achèvement à compter du 1er janvier 2009, et aux logements que le contribuable fait construire qui font l’objet d’une déclaration d’ouverture de chantier à compter de cette même date.
Exonération facultative de taxe foncière sur les
propriétés bâties des logements économes
en énergie (art. 107 / CGI : art. 1383)
Les constructions de logements neufs achevées à compter du 1er janvier 2009 dont la performance énergétique est supérieure à la réglementation en vigueur, pourront être exonérées de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) à concurrence de 50 % ou de 100 % pour cinq ans minimum après délibération d’une collectivité territoriale ou d’un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre.
Le niveau de performance énergétique sera déterminé dans des conditions fixées par décret, il devrait répondre au moins à la norme “bâtiment basse consommation” (BBC 2005).
Pour bénéficier de l’exonération, le propriétaire doit adresser au service des impôts du lieu de situation de la construction, avant le 1er janvier de la première année au titre de laquelle l’exonération est applicable, une déclaration comportant tous les éléments d’identification des biens, et permettant de justifier que la construction remplit les critères de performance énergétique requis.
Cette exonération s’applique à compter de l’année qui suit celle de l’achèvement de la construction. Toutefois, les communes et EPCI ont par ailleurs la faculté d’exonérer de TFPB durant les deux années qui suivent l’achèvement de constructions neuves, reconstructions et additions de construction (CGI : art. 1383). Si cette exonération de droit commun est appliquée, la nouvelle exonération prévue s’appliquera, dans ce cas, à compter de la troisième année suivant l’achèvement.
La disposition s’applique à compter des impositions établies au titre de 2010.
Texte de référence : www.legifrance.gouv.fr